L’achat d’un bien immobilier neuf induit de nombreux frais mais ouvre également droit à des aides. Assurance-emprunteur, frais de notaire, charge de copropriété, taxe foncière, aides à l’accession... les éléments à prendre en compte pour connaître son budget avant de se lancer.

Logement neuf : des frais de notaire réduits 

Comme pour tout achat immobilier, l’acquisition d’un logement neuf engendre le paiement de frais de notaire. Ces derniers sont toutefois deux fois moins élevés dans l'immobilier neuf (entre 2 et 3 % du prix de vente) que dans l’ancien. Dans le cadre d’un achat sur plan, les frais de notaire sont même parfois offerts par le promoteur. Si l’acheteur passe par une agence immobilière pour acquérir son logement neuf, il devra lui verser une commission, qu’il doit donc prendre en compte pour calculer son budget. S’il souscrit un crédit, l’acquéreur doit calculer les frais liés à sa souscription, comme l'assurance emprunteur, les frais de dossier, qui représentent généralement 1 % du montant de l’emprunt, et la garantie (hypothèque ou caution) comprise entre 1 000 et 3 000 euros.

Charges de copropriété, impôts locaux… ne pas négliger les frais post-achat

Une fois installé dans son logement neuf, le nouveau propriétaire devra payer des charges de copropriété, destinées à l’entretien des parties communes (escalier, ascenseur, jardin…) et dont le montant est défini par le budget prévisionnel. En revanche, contrairement à l’immobilier ancien, le propriétaire peut généralement bénéficier d’une exonération de la taxe foncière pendant 2 ans (hors taxe d'enlèvement des ordures ménagères), à compter du 1er janvier qui suit l'achèvement de la construction. Cette exonération peut être totale ou partielle, selon les communes. Par contre, si elle va progressivement être supprimée, la taxe d’habitation reste toujours obligatoire pour les personnes éligibles. C’est la personne qui occupe le logement qui doit la payer. Dans le cadre d’un investissement locatif, c’est donc au locataire de la régler.

Achat sur plan : de nombreuses aides à l’accession

Dans le neuf, les acquéreurs peuvent profiter de nombreuses aides à l'accession, dont le Prêt à Taux Zéro (PTZ), accessible sous conditions de revenus jusqu’en décembre 2021 dans les tendues et jusqu’en décembre 2019 dans les zones B2 et C. Dans ces zones, la dépense finançable par le prêt est de 20 %, contre 40 % dans les zones tendues. De leur côté, les investisseurs peuvent prétendre au dispositif Pinel, qui leur permet de bénéficier d’une réduction d’impôt allant de 12 à 21 %, en contrepartie d’un engagement à louer leur logement neuf pendant 6, 9 ou 12 ans. Ils doivent toutefois le louer vide et à un prix inférieur d'environ 20 % au marché. Les revenus du locataire doivent également être inférieurs à un plafond fixé.
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